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Starship Operators

Par le 1 déc 2008 | |

Et nous voilà reparti pour une autre review sur une série qu’à peu près personne ici n’aura entendu parler! Cela dit, la série dont je vais vous parler possède toujours bien l’excuse qu’elle est relativement récente, puisqu’elle n’a été diffusée à l’origine qu’en janvier 2005. Avec un total de seulement 434 membres sur Anime-Planet ayant vu la série dans son entièreté, cela fait de Starship Operators une série encore plus obscure que les Uta~Kata et Hitsuji no Uta dont je vous ai déjà parlé dans mes critiques précédentes.

Ce qui est difficile avec ce type de série, c’est de se laisser convaincre qu’elles valent la peine d’être regardées. Ou bien on a le réflexe naturel de penser que « si je n’ai jamais entendu parler de cette série, c’est que ça ne doit pas être terrible » ou encore on ignore tout simplement l’existence de ces séries-là. Dans le cas de SSO, je faisais parti du second groupe. Pour vous faire une histoire courte, je n’avais jamais entendu parler de ce titre-là, mais pendant que je parcourais les previews qui se trouvaient sur mes dvd de Fate/Stay Night, j’suis tombé sur un en particulier qui a attiré mon attention. Le titre ne me disait absolument rien et le vidéo ne donnait aucun indice sur l’histoire ou le type de série que c’était, mais je suis immédiatement tombé sous le charme de la tune qu’ils ont utilisée et du design des personnages. Ça ne me prend pas grand-chose pour me convaincre, me direz-vous et probablement avec raison, mais c’est parfois ces shows dont on a que très peu d’attentes, qui sont au bout du compte les plus belles surprises. Starship Operators en fut toute une pour moi.

Oubliez tous les clichés que vous croyez connaitre sur les space operas, parce que si Starship Operators en est un en surface, avec seulement 13 épisodes la série est trop fast-paced pour qu’on y retrouve des discours politiques trop longs ou des épisodes où il ne se passe rien!

Format : Série, 13 épisodes (2005)
Classe : Seinen
Genre : Action, Drame, Sci-fi
Directeur : WATANABE Takashi
Animation : J.C. Staff
Licencié par Geneon USA

Histoire :

7/10

L’histoire se déroule dans un système solaire lointain, alors qu’un vaisseau-école de la Defense University, l’AMATERASU qui entièrement dirigé par des étudiants, s’apprête à revenir à la maison sur la planète Kibi après des mois de « stages terrain ». Alors que tout l’équipage avait en tête les préparations en vue de leur graduation prochaine, ils apprennent qu’un coup d’État a lieu sur Kibi et que le gouvernement en place se soumet aux exigences des envahisseurs, et ce, sans combattre. Ensemble, l’équipage de l’Amaterasu prend une décision qui bouleversera complètement leur vie. En plus de refuser de se rendre aux envahisseurs, ils décident de former ce qu’ils appellent un « gouvernement en exil » et de prendre sur eux la responsabilité de se battre contre les envahisseurs pour obtenir la libération de leur planète. Pour financer cette grande opération, l’Amaterasu se tourne vers la Galactic News Network, qui en échange de ce financement, ne demande rien d’autre que l’exclusivité des droits de télédiffusion en directe de leurs exploits.
Big Brother dans un vaisseau spatial, c’est un peu fort me direz-vous et c’est vrai qu’au début je n’étais pas trop certain d’où ils s’en allaient avec ça.  Mais bon, si la prémisse me semblait un peu louche au départ, elle prend tout son sens à mesure que la série avance. Une guerre ne se fait pas sans danger, la Galactic News Network le sait très bien, et c’est pourquoi elle a déboursé autant pour pouvoir télédiffuser en direct à travers la galaxie les moments les plus romantiques, comme les pires tragédies ayant lieu sur l’Amaterasu…

L’histoire est sans doute l’élément le plus faible de SSO, pour la simple raison que globalement, elle fait très peu de sens. On a ici affaire avec un vaisseau dirigé par des étudiants qui mettent en déroute tout un royaume, c’est un peu fort. Ajoutez à ça leur drôle d’idée d’en faire un « space-travel-reality-show », on pouvait craindre le pire. Par contre, plus la série avance et plus ces petits défauts s’effacent d’eux-mêmes grâce à l’originalité globale du show, en terme de directing. Mais de toute façon, ce n’est pas l’histoire qui a fait de Starship Operators une de mes plus belles surprises de l’année.

Personnages :

8/10

Shinon Kouzuki est le personnage principal de la série. Beaucoup d’autres ont leurs 20 minutes de gloire, mais globalement c’est à travers ses yeux que l’on vit les moments les plus difficiles de l’Amaterasu. Elle est la cocapitaine que tout le monde apprécie, mais c’est aussi sur elle que repose la sécurité de l’équipage. Elle est un personnage principal solide que l’on apprécie davantage, à mesure que la série avance.
Vraiment, le seul problème de ce côté c’est qu’il y a peut-être trop de personnages et trop peu de temps pour bien les explorer. Certains personnages ne font littéralement « que passer ». C’est un peu dommage, mais en même temps on comprend plus tard que c’était fait volontairement dans l’intérêt de la série. Après tout, on a affaire à rien d’autre qu’un groupe d’étudiants aux prises avec des évènements qui les dépassent complètement… Ce qu’il faut comprendre c’est que même si Kouzuki est techniquement le personnage principal, l’histoire se développe autour de l’équipage au grand complet et non seulement autour d’elle. C’est leur drame à eux que l’on vit à travers ses yeux.

Certains diront que c’est une drôle de manière de raconter une histoire, mais j’ai trouvé qu’au bout du compte ça donnait un résultat efficace.

Animation :

9/10

J.C. Staff nous offre encore une fois une production d’une grande qualité. De un, Le design des personnages est beaucoup plus plaisant à regarder qu’un Crest of the Stars ou Legend of the Galactic Heroes. Deuxièmement, l’animation comme telle n’a absolument rien à se reprocher; les scènes d’action sont parfaitement orchestrées et vous n’aurez probablement jamais vu d’aussi beaux tableaux de bord! Vous pourrez en juger par vous-même avec les quelques screenshots que j’ai inclus à la fin de l’article. C’est peut-être superficiel comme détails, mais ça améliore l’expérience globale en nous imprégnant encore plus de l’atmosphère, pendant les quelques batailles spatiales de la série. Ajoutez à ça quelques CG bien placés (et relativement bien faits), l’animation est clairement supérieure à ce que la plupart des space operas nous ont habitué.

Son et Musique :

10/10

Vous connaissez KOTOKO? Cette chanteuse électro/techno/jpop qui a un catalogue de chansons utilisées dans les anime assez impressionnant (Kannazuki no Miko, Onegai Teacher, Kamen no Maid Guy, pour ne nommer que ces séries-là). Et bien ce n’est PAS elle qui fait l’OP cette fois-ci! C’est plutôt sa collègue Mami Kawada qui prend la relève et nous offre vraiment tout une performance en ouverture. Si ce nom ne vous dis rien, sachez que c’est elle qui viens de nous offrir l’excellente chanson PSI-Missing, tune d’ouverture de la série présentement en onde Toaru Majutsu no Index. Et ici je dis bien collègue, parce qu’elles sont tous les deux affiliées à la compagnie de production I’ve Sound, tout comme Eiko Shimamiya (Higurashi) et MELL (Black Lagoon). Vous vous souvenez de ce trailer dont je vous parlais en introduction, et qui a assez piqué ma curiosité pour que je regarde cette série dont je n’avais jamais entendu parler? J’aurais dû le deviner, mais ce trailer n’était rien d’autre que l’OP. Il est joint à la fin de l’article, jetez-y un œil et jugez par vous même si je suis trop facile à convaincre, mais personnellement ce type d’intro m’accroche vraiment. La trame sonore comme telle n’a rien de vraiment impressionnant, elle a été composée par Kenji Kawai, donc c’est de la qualité. Elle n’est pas mauvaise, mais elle passe un peu plus inaperçue que la plupart de ces autres créations (Higurashi, Fate/Stay Night).

Par contre… et là ceux qui trouvent mes reviews un peu trop biaisé ne m’aimeront pas; Starship Operators possède l’une des plus belles (sinon LA plus belle) tune de fermeture que j’ai jamais entendu. En fait, pour être parfaitement honnête, je dirais que c’est une triple égalité entre, celle d’Uta~Kata et celle du premier film de Kara no Kyoukai.

C’est littéralement un chef-d’oeuvre que KOTOKO nous a sorti là, une magnifique mélodie qui colle à la série comme un gant. Si vous croyiez que KOTOKO n’était capable que de chanter sur de la musique électronique, 地に還る ~on the Earthva vous jeter en bas de votre chaise. Une balade qui vient vous arracher les trippes, c’est extrêmement rare, mais celle-là est vraiment intense. Parfois c’est les compositions les plus simples qui forment les meilleurs chefs-d’œuvre, on the Earth en est un excellent exemple. Un petit orchestre et sa propre voix, c’est tout ce dont KOTOKO a besoin pour vous faire verser une larme durant la finale.
Le seul problème, si vraiment c’en est un, c’est que l’on ne réalise l’awesomeness de la chanson que durant le dernier épisode, alors que l’on peut enfin l’entendre dans sa version intégrale. La version courte qu’on nous offre à la fin de chaque épisode est juste trop courte pour qu’on puisse vraiment l’apprécier. Mais je vous le dis, lorsque KOTOKO se met à chanter pendant les scènes du dénouement final, vous en aurez de l’eau dans les yeux.

Starship Operators Opening
Radiance de KAWADA Mami

Starship Operators Ending (version complète)
地に還る ~on the Earth~, de KOTOKO

Verdict final

Si vous êtes du type à aimer expérimenter différents genres de séries, à la recherche d’éléments originaux, Starship Operators est parfait pour vous. L’histoire ne révolutionne pas le genre, mais la série ne cessera de surprendre celui ou celle qui ne s’attendra à rien. De plus, parmi les seiyuu prêtant leur voix aux personnages de la série, on retrouve celle que je préfère d’entre toutes: Ayako KAWASUMI (Lafiel de Crest of the Stars, Chikane de Kannazuki no Miko, Matsuri de Ichigo Mashimaro). Ceci étant dit, Starship Operators vaut la peine d’être vu ne serait-ce que pour être complètement shaké par la finale. Par contre, c’est vrai que ce n’est pas une série idéale pour les néophytes, vous devez avoir l’esprit relativement ouvert pour apprécier cette série (un peu comme pour Kannazuki no Miko, mais pour une raison complètement différente!).

  • Note FinaleA-
  • S Chef-d’oeuvre, un MUST pour votre collection
  • A Excellent, à ne pas manquer
  • B Bon, vaut la peine d’être vu
  • C Correct, mais sans plus
  • D Mauvais, à éviter
  • E Horrible, aurait difficilement pu être pire
  • 4 réponses:

    1. SmasH-WolF

      Moi je l’ai vu il y a longtemps quand c’était disponible sur animesuki. :)

    2. Darkshooter

      Tu fais donc ben des excellent Review Fireaxe. Maintenant ça m’a donné le gout d’aller chercher cette série !

    3. Fireaxe

      Merci Darkshooter!
      Si j’arrive à intéresser ne serait-ce qu’une seule personne avec mes reviews, je serai satisfait et j’vais continuer à en faire!

      Si tu décides d’écouter SSO, tu nous tiendras au courant sur le forum! J’veux vraiment avoir tes commentaires.

    4. BabyNini

      Moi aussi tu me convaincs souvent, inquiète-toi pas.
      Pour preuve, dans ma I want to see list, à peu près toutes tes séries reviewées sont là :)

      Encore une fois, good job

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