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Lagrange: The Flower of Rin-ne
Par Choy le 21 avr 2012 |
Titre original : Rinne no Lagrange (輪廻のラグランジェ)
Type : Série (12 épisodes)
Année : 2012
Studio : Xebec
Genres : Action, comédie, mecha
Wow, ça faisait vraiment longtemps que je n’avais pas fait de critique et je ne vais quand même pas laisser Kaze voler la vedette sur le blog! Blague à part, vu que la plupart des séries de l’hiver que je suivais sont terminées il n’y a pas trop longtemps, ça serait le bon moment pour que je partage mon opinion sur ces anime-là.
Lagrange: The Flower of Rin-ne m’a été une série plutôt difficile à juger, de par ses nuances et son format inhabituel, parce que voilà, c’est un anime prévu pour deux saisons séparées. Ce n’est pas simplement une histoire de guerre interplanétaire ni exactement une comédie slice-of-life, mais plutôt entre tout ça. Pour en savoir plus, lisez la suite de l’article.
Synopsis
Kyouno Madoka fait partie du Jersey Club à son école à Kamogawa, un club d’altruisme. Un jour, une mystérieuse fille du nom de Lan lui demande de l’aider en pilotant un robot pour protéger sa ville contre des ennemis extraterrestres. Ce robot serait convoité par ces envahisseurs et la rumeur court qu’il serait à l’origine d’une légende. Quelle est cette légende et quels sont les véritables motifs de ces extraterrestres?
Critique et ommentaires
Je parlerai très peu de l’histoire, parce qu’étant un anime en deux parties, ce n’est pas le but de cette saison-ci. Elle est plus là pour introduire les bases que sont la légende des Vox (les robots convoités), la situation politique interplanétaire, le passé des personnages clés et l’amitié entre les trois héroïnes. Bien qu’étant classique, l’anime réussit l’exploit d’être un mélange bien nuancé de comédie, de slice-of-life, de mystère et d’action tellement ça se laisse couler tout seul. Ça donne comme résultat une histoire aux sujets sombres comme une prophécie apocalyptique et la perte d’un être cher, de quoi rendre du monde ben angsty, peint sous un ton plutôt léger, mélancolique et dramatique tout à la fois.
Cette première saison est plus portée par ses personnages que par son histoire et sur ce point-là, l’anime a pas mal fait un bon travail. Tout d’abord, en dehors de Madoka et possiblement de Lan, les personnages sont tous teintés de gris. Les ennemis qui sont venus à Kamogawa? Ils sont juste venus chercher les Vox en proclamant éviter ainsi une catastrophe qui pourrait se reproduire selon une légende. À quel point c’est véridique, ça on ne le sait pas encore. Et si ce l’était vraiment, pourquoi alors la Terre est aussi réticente à les leur confier? Rien n’est clairement noir ou blanc, ce sont tout simplement différentes factions se battant pour leur cause avec des alliances, comme dans la vie réelle, ce qui ajoute une touche mature à l’anime.
Voici vos vilains… Ou le sont-ils vraiment?
Mais un des points où Lagrange brille vraiment, c’est au niveau des trois héroïnes. Elles ont beau avoir l’air de filles moe stéréotypées avec leur tic moe soit Madoka l’éternelle enthousiaste, Lan la stoïque et Muginami la joviale aux gros seins, elles restent peu longtemps ancrées dans ces conventions pour passer par différentes épreuves qui développeront ainsi leur personnalité pour nous donner au final des bishoujo moe, bah bien approfondies. Madoka qui voit le revers de la médaille à trop faire son altruiste sans demander l’avis des autres et qui apprendra de ses erreurs, Lan qui tout au long de la série passera par une panoplie d’émotion pour briser ce statut d’énième clone de Rei, Muginami qui cache bien des choses derrière son sourire niais et ses gros seins, c’est de ça que je parle. Et ce qui est génial par-dessus ça, c’est de voir le développement de leur amitié et leurs interractions, comment leur amitié se solidifiera après être passé par des épreuves qui les opposeront.
Il est clair qu’après l’avoir mentionné tant de fois dans cet article, l’amitié est un thème majeur dans Lagrange et on n’est pas loin d’un magical girl de la trempe de Pretty Cure où ça fait tourner les choses. En fait, les Vox roulent en fonction de l’état d’esprit des pilotes, ceux-ci étant uniques pour chaque robot après avoir passé à travers un rite mystérieux appelé Memoria, et ce sentiment d’amitié entre elles augmente les capacités de ces robots. Oui, on est en présence d’une série de mecha super robot, donc n’attendez-vous pas à des explications scientifiques plausibles. Ou euh, « Ta gueule, c’est magique. »
Tout est dans la solidarité des chromosomes X.
Parlant des Vox, je souligne ici leur design très soigné qui fait beaucoup penser aux mecha-designs d’Eureka Seven. Permettez-moi l’expression, mais ils sont slick! Très, très beaux à regarder avec leurs courbes élancées. En revanche, les mecha du trio d’ennemis du début manquent un peu de finesse.
D’ailleurs, c’est un autre des gros points forts de Lagrange, voire là où il brille le plus : c’est très joli à regarder. La direction artistique est une merveille, je capote dessus sérieux, même si elle n’est pas très stylish. Je parle des beaux paysages, du rendu de l’eau qui est bien fait, de la palette de couleurs vives qui souligne l’ambiance côtière de Kamogawa (ça donne beaucoup dans les teintes de bleu et j’adore le bleu, voilà). L’animation en tant que telle est compétente quoique pas extraordinaire et je tiens à signaler que les mecha sont ici animés en 2D même à une époque où la 3D est omniprésente (il y a du cel-shading dans cette série, mais pas souvent.)
Déficit d’atten–Oh, shiny!
Un autre point qu’on peut donner à l’anime, même si ça n’a pas été aussi marquant qu’au niveau de la qualité visuelle et des personnages, c’est dans la musique. Oui, « Try Unite! » est catchy, shoutouts à Megumi Nakajima, et je ne me tanne pas de l’opening tellement la chanson est bonne et le générique est esthétique (je mettrai une vidéo plus loin pour vous montrer), mais je veux aussi parler des pistes sonores de la série elles-mêmes. Quelques-unes d’entre elles sont bien composées, celles lors de scènes sérieuses, notamment celle-ci. Elles me font penser à Zone of the Enders (pas les anime, mais les jeux sur PS2) avec les nappes de synthé ambiancées et les rythmes syncopés et n’importe quoi qui me fait penser à Zone of the Enders, dans mon livre à moi, c’est gagnant.
Cependant, avec toutes les éloges que j’ai faites sur Lagrange, l’anime n’est pas parfait. Le design des personnages est un peu terne. Par là, je veux dire que les traits faciaux sont un peu trop simplistes et que le style de dessin manque d’originalité. J’exclus Lan et Muginami, parce qu’on voit qu’il y a eu une certaine recherche chez ces deux-là, même si Lan a l’air d’avoir volé le costume de Motoko Kusanagi. Un autre point noir serait que les combats, aussi compétente que l’animation peut être, ne sont pas nombreux et manquent… bien, d’intensité, pour ne pas dire de violence. Dans chaque combat, on peut sentir qu’il y a une menace, mais les affrontements en tant que tels ont plus l’air de balades en moto que de réels conflits armés. En d’autres mots, c’est mou du genou.
En somme, la première saison de Lagrange: The Flower of Rin-ne est un anime cute et fun qui devrait principalement plaire aux fans de moe et de slice-of-life, mais il y a assez de narration et de développement pour satisfaire ceux qui en veulent davantage sous la dent. Je tiens à préciser cependant que l’anime ne devient intéressant qu’à partir de l’épisode 4 avec l’introduction officielle de Muginami, les épisodes précédents étant plutôt ordinaires. Quoique c’est toujours le fun de voir un mecha placer un suplex à un autre mecha.
Oh et ce serait présomptueux de prétendre qu’il n’y a pas de fanservice dans cet anime. Il y en a certainement, mais c’est plutôt modéré. Pas de quoi faire un drame.
Même les mecha sont capables de faire 360 + Kick.
Note finale
7,5/10
Opening
http://www.youtube.com/watch?v=KCuHZwP1DB0



22 avr 2012 à 3:33
C’était justement sur ma wishlist très prochaine comme anime à regarder ! Merci baucoup !
22 avr 2012 à 11:31
Bien content que ça t’intéresse! Tu m’en donneras des nouvelles.
10 mai 2012 à 15:05
C’est l’anime le plus bleuté que j’ai vu!
Je crois que j’ai pris plus de plaisir à admirer tout ces paysages bleutés que l’histoire elle même!
11 mai 2012 à 12:58
Je crois qu’un meme de Mahvel Baybee aurait sa place ici, attends je cherche… Ah, j’ai trouvé :
« OH! THIS BITCH IS BLUE LIKE CANDY NIGGA! »
En référence à Storm qui s’électrocute en mangeant un Captain Collider, foutu assist facilement spammable^^ Mais bon, c’est pas comme j’avais manqué une occasion de plugger une référence de fighting game dans mon article.