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Les Nouveaux Manga de 2012 à Surveiller, 2e Partie
Par Drenoss le 15 fév 2013 |
Deuxième partie où je continue de dresser une liste des manga qui m’ont le plus étonné l’an dernier. Des manga qui, je le rappelle, ont tous débuté leur publication en 2012 au Japon.
Et si ce n’est pas déjà fait, je vous encourage à aller consulter l’autre partie de l’article qui se retrouve ici.
Boku wa Mari no Naka
Nb de chapitres lus : 7
Magazine: Manga Action
Auteur & artiste: OSHIMI Shuzo (Aku no Hana)
Tout comme Yamada-kun to 7-nin no Majo que j’ai déjà mentionné dans la première partie du bilan, ce manga aborde également le phénomène du body-swap, mais nous propose une approche différente. En fait, on pourrait dire que c’est complètement à l’opposé de Yamada où le scénario se servait de cet outil pour générer de l’humour.
Ici, le protagoniste de l’histoire est un personnage qui présente une certaine quantité de défauts assez flagrants et qui peut être déprimant à voir aller. C’est un jeune homme qui décide un jour de quitter l’université alors qu’il n’en voit plus l’utilité, il en vient même à se renfermer sur lui-même durant les années qui suivent. Ne sortant presque pas de son appartement, l’une de ses seules activités est de se rendre au dépanneur vers 21h00 où il prend joie à observer de loin une fille (Mari) un peu plus jeune que lui. De son côté, elle a également tendance à se présenter tous les soirs à la même heure. Bref, sans avoir d’intentions malveillantes, pouvoir jeter un coup d’œil à cette fille devient à toute fin pratique son meilleur moment de la journée. Cependant, la chose à laquelle il ne s’attendait vraiment pas, c’est qu’un beau matin il se réveillerait dans le corps de ladite fille, et cela sans aucune explication apparente.
J’aurais tendance à dire que le surréalisme qu’on ressent en lisant le manga est vraiment ce qui fait sa particularité. Ses difficultés deviennent compréhensibles étant donné qu’il n’avait jamais parlé à cette mystérieuse Mari et qu’il se retrouve donc sans attaches ni points de repère. Ce qui est intéressant aussi c’est que le gars décide quand même d’essayer de s’adapter à cette nouvelle vie, au moins le temps de comprendre ce qui se passe et qu’il retrouve la Mari d’origine. Il fait tout ça en ne laissant pas trop paraître qu’il est quelqu’un d’autre face à l’entourage de Mari qu’il ne connaît pas (Famille + Amis), mais ce n’est évidemment pas chose facile! C’est de le voir évoluer à travers tout ça qui est très divertissant. Ça laisse place à des scènes assez inusitées, par exemple le respect qu’il a pour elle est si énorme qu’il prend la délicatesse de se fermer les yeux quand il change ses vêtements pour aller à l’école.
Un peu plus loin dans le premier volume, il y a une twist excessivement intéressante qui laisse présager un grand avenir pour ce manga. Je pourrais même dire que ça rend l’avenir pratiquement impossible à prédire. Ce que je sais, par expérience grâce à d’autres ouvrages provenant d’OSHIMI Shuzo, c’est qu’il est capable de créer une pure descente aux enfers pour ses personnages s’il le souhaite. C’est donc bien de savoir que rien n’est exclu pour la suite des choses.
Le caméo du jeu Dark Souls qui sort de nulle part mérite également des points supplémentaires.



Shokugeki no Soma
Nb de chapitres lus : 10
Magazine: Weekly Shonen Jump
Auteur: Tsukuda Yuuto
Artiste : tosh
Weekly Shonen Jump est le magazine le plus vendu au Japon. Étant donné cette position privilégiée, les manga qui y sont publiés sont, selon moi, capables d’atteindre des sommets inégalés tout comme ils sont parallèlement en mesure d’atteindre le fond du baril. Pour les habitués de manga, il est facile de reconnaître la présence d’un certain barème dans ce magazine à l’intérieur duquel les mangaka ont une certaine marge de manoeuvre pour opérer. En considérant cette réalité, c’est toujours agréable de voir un manga qui se hisse au-dessus de la mêlée en étant légitimement bon.
Shokugeki no Soma est un manga de cuisine, mais pas n’importe lequel… Je pourrais le considérer comme étant tout bonnement la réincarnation de Yakitate!! Japan, célèbre manga où les personnages cuisinaient du pain et où tout le monde avait l’habitude de réagir de façon disproportionnée à ce qu’ils goûtaient. C’est exactement ce genre d’atmosphère que le mangaka tente de recréer et il y arrive à sa façon avec des réactions démesurées lorsque de la bonne bouffe est ingurgitée.
Le scénario est assez typique de ce qu’on peut attendre d’une série de Jump; le personnage principal est un jeune apprenti qui chasse l’ombre de son père, qui est considéré comme un cuisinier hors pair et connu à travers le monde. Pour s’améliorer, il décide d’entrer dans une école de cuisine où le taux de réussite se situe dans les 10 %. On a donc tout les ingrédients requis pour un battle manga, mais calqué sur les prouesses culinaires. Tout ça parce qu’on ne manque pas une occasion de mettre les élèves en compétition entre eux.
L’un des critères pour mesurer la qualité d’un manga de cuisine est de se fier à son estomac et je peux vous confirmer que les aliments ont l’air excessivement délicieux puisque les dessins m’ont fait saliver à quelques occasions.

Spirit Circle
Nb de chapitres lus : 9
Magazine: Young King Ours
Auteur & Artiste : MIZUKAMI Satoshi (Hoshi no Samidare, Sengoku Youko)
Fuuta Okeya et une nouvelle étudiante (Kouko Ishigami) de sa classe ont tous les deux la capacité de percevoir la présence de fantômes. Lors de sa première journée de classe, Kouko lui déclare qu’il serait son ennemi juré. Elle se servira d’un outil qu’elle possède, le Spirit Circle, pour que le jeune écolier soit en mesure de revivre ses vies antérieures. Leur passé commun permettra de découvrir pourquoi elle ressent autant de haine à son égard.
Cette prémisse met à l’avant-plan un scénario d’aventure fantastique qui arrive à mélanger le passé, le présent et le futur. Le manga aurait pu facilement tomber dans le piège de vouloir être trop complexe et devenir difficile à suivre, mais le mangaka sait toujours où donner de la tête au moment opportun pour faire en sorte que cet ouvrage ambitieux fonctionne. Je me plais à l’idée proposée par le manga que non seulement la réincarnation est possible et qu’elle fait partie d’un cercle perpétuel, mais également que tous nos êtres chers sont voués à recroiser notre chemin autant dans nos vies passées que futures.
Il est impressionnant de voir comment Mizukami Satoshi arrive à se promener à travers autant de diversité de scénarios et de toujours garder notre attention en nous surprenant et en ne se répétant pas. Chacune des vies antérieures explorées aurait pu facilement devenir leur propre manga si elles étaient mieux approfondies, mais c’est encore mieux de constater que l’ensemble de ces petits mangas font partie d’un tout qui est très bien ficelé.

Onepunch-Man
Nb de chapitres lus : 21
Magazine: Tonari no Young Jump
Auteur: One
Artiste: MURATA Yuusuke (Eyeshield 21)
À la fois un manga de gags et de parodies, Onepunch Man joue merveilleusement bien sur le concept des superhéros. Saitama était auparavant un gars normal qui vivait dans une ville nommée Z-City, endroit qui avait la fâcheuse habitude d’être attaqué par des mutants, des super vilains ou d’autres créatures maléfiques qui nécessitaient d’être combattus. Avec les années, Saitaima a réussi à acquérir une force inouïe qui le rend apte à terminer la majorité de ses combats après un seul coup de poing. Se lassant de sa quasi-invincibilité, il deviendra exaspéré de ne jamais pouvoir ressentir aucun thrill.
Ce qui est génial avec ce titre c’est comment il arrive à nous démontrer une nouvelle approche sur ce que veut dire être fort. Le fait que Saitama soit aussi blasé, qu’il ait l’air du gars le plus normal et qu’il soit toujours en retard fait place à tout un amalgame de gags. Il est en quelque sorte une caricature parfaite de comment être le plus mauvais superhéros qui soit. L’interaction avec son disciple se trouve également à être un élément qui est bien exploité, ce dernier réussit à apporter un certain contrepoids au personnage principal.
Ce qui est aussi particulièrement notable, c’est la somme des efforts dans la composition des cases et le scénario pour rendre la lecture le plus cinématique possible. L’artiste n’hésite pas à utiliser des pages doubles à profusions pour recréer des scènes d’actions qui sont encore plus dynamiques que la moyenne. Parfois, on dirait même qu’on se rapproche d’une expérience de lecture qui se situerait entre le manga traditionnel et les anime, tellement ces passages laissent une impression de fluïdité. L’artwork est d’une qualité incontestable et, fait intéressant, on se rend compte tout de suite qu’il y a une certaine influence de DragonBall dans l’esthétique des personnages (particulièrement des vilains). Un hommage que le dessinateur n’a pas eu peur de démontrer.

Space China Dress
Nb de chapitres lus : 14
Magazine: Weekly Naver
Auteur: CHOI Bong-Su
Artiste: WON Hyun-Jae
Techniquement parlant, Space China Dress aurait été un titre qui serait paru en 2011, sauf que les deux coauteurs de ce manwha ont pris la décision de reporter en 2012 leur création vers un magazine web coréen qui s’appelle Naver. À cause de ce processus, le manhwa a obtenu deux avantages distincts: il est devenu complètement gratuit (comme c’est la norme sur le site) et, surtout, il est désormais diffusé en couleur! Mon but de vous informer de ce détail était de mettre l’emphase sur le fait qu’un excellent manwha est devenu encore meilleur après coup.
Space China Dress est un titre qui ne se prend pas trop au sérieux, mais qui réussit à incorporer d’excellentes batailles dignes de n’importe quel bon film Wuxia chinois. On nous sert une histoire de maîtres d’arts martiaux qui se déroulerait sur une planète lointaine dans l’espace. Sur la planète Shaolin, il existe une organisation de Super Duper Mega Buff Kung Fu Masters qui se nomment Space Shaolin Kunlun HQ. Mei est une jeune fille qui vit près de la montagne où réside cette organisation. Elle et sa mère tentent de rouler une business de restaurant même si les affaires marche plus ou moins bien. Malheureusement, les clients ont tendance à ne pas toujours payer et elle doit recourir à la force pour avoir son du. Un jour, un maître de la place ultra renommé (ci-haut) passera par son restaurant pour manger tout en ayant oublié d’apporter son portefeuille. À cause de cet incident, Mei sera sur le point d’embarquer dans toute une aventure.
J’adore ce genre de manwha qui arrive si bien à jongler entre humour et scènes d’actions qui nous en donnent pour notre argent et c’est exactement ce que ce titre nous sert si bien.
La raison pour laquelle il ne faudrait surtout pas passer à côté de SCD, c’est la présence d’un nombre incalculable de références culturelles populaires. Pratiquement n’importe quoi peut s’y retrouver, comme par exemple Starcraft, Star Wars, Angry Birds, DragonBall, Batman, Kaiji, etc… La liste est encore bien longue et sans limite. C’est clair que, généralement, trop recourir à cette pratique peut être une arme à double tranchant, mais en ce qui nous concerne ici, l’utilisation est brillante et adéquate.
Aussi, une autre force majeure du tire est tout simplement la présence de Mei, qui est à la fois si charismatique, drôle et badass en plus d’avoir la particularité de se coiffer avec des cannes de sardines.




15 fév 2013 à 1:06
Je trouve que Boku wa Mari no Naka est stallé depuis trop longtemps au chapitre 7, j’ai hâte de voir la suite.
15 fév 2013 à 15:32
Té pas le seul à souffrir parce que le gars qui traduisait à comme disparut sans laisser de trace comme ça arrive souvent dans ce milieu-là.
J’ai eu la chance de voir les raws(avec explications de ce qui se passe) jusqu’au chapitre 12 et l’histoire continue d’être vachement intéressante! Surtout, c’est toujours aussi imprévisible.
Kaze,si t’aimes le style d’OSHIMI Shuzo, je t’encourage fortement à jeter un œil sur l’adaptation anime de Aku no Hana qui s’en vient en avril.
C’est bourré de personnages batshit cinglé et l’histoire est très peu orthodoxe pour du romance. Aussi, ça te laisse un peu le même feeling d’anticipation que lorsqu’on fait la lecture de Boku wa Mari.
15 fév 2013 à 17:35
Il y a bien seulement Onepunch-man qui est intéressant dans les sorties 2012.
18 fév 2013 à 0:44
Pourquoi les Coréens arrêtent pas de deviner ce que j’aime?
WHY????
18 fév 2013 à 15:38
Les Coréens sont comme un parallèle de ce qu’est le Canada dans l’Amérique du Nord. Tout comme nous, ils sont fortement influencés par leurs voisins (le Japon et la Chine) qui prennent toute la place dans leur région. Même s’ils sont moins connus internationalement, ils arrivent quand même à avoir leur distinction qui rend leur culture vraiment géniale et attrayante.
Space China Dress, ça devrait être effectivement dans tes cordes.
Shadow, peut-être que tu devrai relire mon billet sur Yae no Sakura ^^
19 fév 2013 à 17:42
J’ai essayé en janvier, mais ça ne m’a pas trop intéressé. Je vais continuer à lire, mais je ne suis pas friand des manga avec fusil. Cela fait juste montrer que l’ère des guerriers est fini au Japon. Ça fait trop shonen.